Le colostrum, c’est gagnant!

Administré aux veaux le plus tôt possible, le colostrum démontre un avantage mesurable sur leurs performances futures. En priorisant la réussite du veau dès le jour 1, vous augmentez son rendement pour le reste de sa vie.

Une grande aide au système immunitaire

À la naissance, le veau possède un système immunitaire très peu développé. Ainsi, le colostrum, riche en anticorps, protège le veau contre les maladies et contribue au développement de son système immunitaire. « Ici, on donne le colostrum dans la demi-heure suivant la naissance du veau, surtout pour la prévention des maladies comme la pneumonie, et on voit bien les résultats », affirme Rachel Guay, de la Ferme Roggua.

Le plus tôt sera le mieux

Le veau doit recevoir le colostrum très tôt après la naissance afin d’en retirer tous les bienfaits. Trois litres de colostrum sont recommandés pour le premier boire, qui devrait avoir lieu au maximum deux heures suivant la naissance du veau. « Pour nourrir un veau naissant, nous utilisons généralement le colostrum de notre réserve. Le sac prend environ 20 minutes à dégeler donc le veau a déjà reçu son colostrum au moment où nous effectuons la première traite de la mère », explique Andrew Bennett, de la ferme Character Dairy Genetics.

La qualité compte, la quantité aussi

En ce qui concerne la quantité de colostrum à donner, le protocole 3-2-2 est préconisé. Cette marche à suivre suggère que 3 litres de colostrum soient administrés au veau dès sa naissance. Le prochain boire contiendra donc 2 litres 6 heures plus tard, et 2 autres litres seront donnés 12 heures après la naissance du veau. Un protocole 4-0-2 peut aussi être envisagé si une ferme rencontre trop de contraintes.

La propreté est primordiale

Au moment de recevoir le colostrum, le veau est à son état le plus vulnérable. Pour cette raison, les bouteilles et les tétines doivent être soigneusement lavées et aseptisées entre chaque boire et l’environnement des veaux doit être nettoyé fréquemment. Il va sans dire que le colostrum doit aussi être exempt de bactéries nuisibles aux veaux; certains producteurs choisissent d’utiliser un pasteurisateur pour s’en assurer.

Moins de maladies = moins de coûts

En travaillant de façon préventive pour la santé des veaux, avec l’administration du colostrum, par exemple, vous réduisez considérablement les risques de maladies. C’est d’ailleurs dans cette optique que la ferme Character Dairy Genetics met en place plusieurs moyens de prévention. « En réduisant les maladies le plus possible, on élimine beaucoup de traitements de santé et on économise de l’argent », affirme Jayne Dietrich.