LES ANTIBIOTIQUES : toujours d’actualité

L’utilisation faite des antibiotiques dans les grandes populations animales, dont la volaille, attire l’attention depuis bien des décennies. On aura vu les discours changer, se moduler et se préciser tranquillement au cours des dernières années. Quelles sont les tendances les plus récentes à ce sujet en volaille?

LES POLITIQUES DANS LES GRANDES CHAÎNES DE RESTAURATION

L'année 2015 aura probablement été celle de la surenchère des propositions des géants de la restauration qui visent à se démarquer des autres joueurs. Il en a découlé une pluie de déclarations sur leur position sur l'utilisation des antibiotiques. Plusieurs chaînes, telles que McDonald's, Subway, A&W, Chick-fil-A et autres, ont déclaré vouloir réduire ou changer l'utilisation de certains antibiotiques ou, plus radicalement, bannir l'emploi des antibiotiques dans les élevages. Il n'y a rien ici de surprenant puisque cette vague avait déjà tous les ingrédients pour prendre forme avec les discours sur les utilisations judicieuses, l'antibiorésistance et les diverses prises de position par les organismes gouvernementaux.

SANS ANTIBIOTIQUE?

Depuis quelques mois, la demande pour les produits sans antibiotique augmente. Mais attention, la production « sans antibiotique » n'a pas la même signification pour tous. Par exemple, l'utilisation d'antibiotiques comme facteur de croissance ou pour la prévention des maladies n'est autorisée dans aucun élevage en Europe ni au Canada. Cependant, les antibiotiques administrés à titre curatif, c'est-à-dire pour le traitement de maladies, sont acceptés en Europe. Aux États-Unis, contrairement aux croyances, il est actuellement interdit, dans les cahiers des charges de ces géants de la restauration, d'utiliser les anticoccidiens ionophores (voir tableau 1). Il en va de même au Canada. Le vaccin pour la prévention de la coccidiose est toutefois autorisé tant au Canada qu'aux États-Unis et qu'en Europe pour assurer une exposition contrôlée de la coccidiose dans ce type d'élevage.

LA POSITION DES AUTORITÉS GOUVERNEMENTALES

Nous avons vu paraître les premiers écrits clairs de la part du gouvernement canadien au cours de la dernière année. Après plusieurs années d'échanges, il semble que les grandes tangentes penchent vers ceci, sans être officielles pour l'instant :

1) Hausse de la surveillance vétérinaire dans les élevages. Le Canada, comme le Québec et Terre-Neuve, est à revoir sa position sur les obligations d'ordonnances vétérinaires et sur les autres modes d'autorisation vétérinaire.

2) Retrait des allégations sur l'utilisation des antibiotiques d'importance en médecine humaine comme facteurs de croissance. Les compagnies pharmaceutiques peuvent changer leurs allégations sur ces produits avant la date limite. Les preuves scientifiques et le mode d'utilisation doivent être revus si elles veulent garder certains produits.

3) Meilleur contrôle sur l'importation pour usage personnel de médicaments vétérinaires et d'ingrédients pharmaceutiques actifs.

4) Harmonisation des législations/homologations entre le Canada et d'autres pays, dont les États-Unis.

L'ALTERNATIVE NOBELO®

Avec Nobelo®, Shur-Gain offre une alternative intéressante pour la production. Nobelo® réduit l'usage d'antibiotiques pourvu qu'il soit accompagné d'un programme adapté de prévention contre la coccidiose. Les performances atteintes par Nobelo® sont actuellement comparables aux autres approches et très satisfaisantes (voir graphiques 1 et 2). Il en va de même pour le contrôle de la santé intestinale.